Dans l'ambiance d'Halloween, voici un poème aussi glauque que beau, d'Edgar Poe, lu par Jeff Buckley (clic sur le titre de l'article pour arrêter la musique d'accueil).
Merci à Wikisource.org où j'ai trouvé le texte, bien sûr, mais aussi la quasi-totalité de la traduction. Je vous les reproduis ci-après :
Les cieux, ils étaient de cendre et graves ; les feuilles, elles étaient crispées et mornes — les feuilles, elles étaient périssables et mornes. C'était nuit en le solitaire Octobre de ma plus immémoriale année. C'était fort près de l'obscur lac d'Auber, dans la brumeuse moyenne région de Weir, — c'était là, près de l'humide marais d'Auber, dans le bois hanté par les goules de Weir.
Ici, une fois, à travers une allée titanique de cyprès, j'errais avec mon âme ; — une allée de cyprès avec Psyché, mon âme. C'était aux jours où mon cœur était volcanique comme les rivières scoriaques qui roulent — comme les laves qui roulent instablement leurs sulfureux courants en bas de l'Yanek, dans les climats extrêmes du pôle, — qui gémissent tandis qu'elles roulent en bas du mont Yanek dans les régions du pôle boréal.
Notre entretien avait été sérieux et grave ; mais, nos pensées, elles étaient paralysées et mornes, nos souvenirs étaient traîtres et mornes — car nous ne savions pas que le mois était Octobre et nous ne remarquions pas la nuit de l'année (Ah ! nuit de toutes les nuits de l'année !) ; nous n'observions pas l'obscur lac d'Auber, — bien qu'une fois nous ayons voyagé par là, — nous ne nous rappelions pas l'humide marais d'Auber, ni le pays de bois hanté par les goules de Weir.
Et maintenant, comme la nuit vieillissait et que le cadran des étoiles indiquait le matin, — à la fin de notre sentier — un liquide et nébuleux éclat vint à naître, hors duquel un miraculeux croissant se leva avec une double corne — le croissant diamanté d'Astarté distinct avec sa double corne.
Et je dis : « Elle est plus tiède que Diane ; elle roule à travers un éther de soupirs : elle jubile dans une région de soupirs ; — elle a vu que les larmes ne sont pas sèches sur ces joues où le ver ne meurt jamais, et elle est venue passé les étoiles du Lion, pour nous désigner le sentier vers les cieux, — vers la léthéenne paix des cieux ; — jusque-là venue en dépit du Lion, pour resplendir sur nous de ses yeux brillants, — jusque- là venue à travers l'antre du Lion, avec l'amour dans ses yeux lumineux. »
Mais Psyché, élevant son doigt, dit : « Tristement, de cette étoile je me défie, — de sa pâleur, étrangement, je me défie. Oh ! hâte-toi ! Oh ! ne nous attardons pas ! Oh ! fuis — et fuyons, il le faut. » Elle parla dans la terreur, laissant s'abattre ses plumes jusqu'à ce que ses ailes traînassent en la poussière — jusqu'à ce qu'elles traînèrent tristement dans la poussière.
Je répliquai : « Ce n'est rien que songe : continuons par cette vacillante lumière ! baignons-nous dans cette cristalline lumière ! Sa splendeur sibylline rayonne d'espoir et de beauté, cette nuit : — vois ! elle va, vibrante, au haut du ciel à travers la nuit ! Ah ! nous pouvons, saufs, nous fier à sa lueur et être sûrs qu'elle nous conduira bien, — nous pouvons, saufs, nous fier à une lueur qui ne sait que nous guider à bien, puisqu'elle va, vibrante, au haut des cieux à travers la nuit. »
Ainsi je pacifiai Psyché et la baisai, et tentai de la ravir à cet assombrissement, et vainquis ses scrupules et son assombrissement ; et nous allâmes à la fin de l'allée, mais fûmes arrêtés par la porte d'une tombe ; par la porte, avec sa légende, d'une tombe, et je dis : « Qu'y a-t-il d'écrit, douce sœur, sur la porte avec une légende de cette tombe ? » Elle répliqua : « Ulalume ! Ulalume ! C'est le caveau de ta morte Ulalume ! »
Alors mon cœur devint de cendre et grave, comme les feuilles qui étaient crispées et mornes, — comme les feuilles qui étaient périssables et mornes, et je m'écriai : « Ce fut sûrement en Octobre, dans cette même nuit de l'année dernière, que je voyageai — je voyageai par ici, — que j'apportai un fardeau redoutable jusqu'ici : — dans cette nuit entre toutes les nuits de l'année, ah ! quel démon m'a tenté vers ces lieux ? Je connais bien, maintenant, cet obscur lac d'Auber, — cette brumeuse moyenne région de Weir : je connais bien, maintenant, cet obscur lac d'Auber, — cette brumeuse moyenne région de Weir : je connais bien, maintenant, cet humide marais d'Auber, et ces pays de bois hantés par les goules de Weir ! »
Dans le lecteur musical d'accueil se trouve, à l'approche d'Halloweenn une chanson de Polly Jean Harvey intitulée "Dear Darkness" - Chères ténèbres. Je la trouve tendre et inquiétante à la fois. D'ailleurs Max, sans connaître le texte, m'a dit que cette chanson fait un peu peur, qu'elle lui fait penser à un sort qu'on jette.
PJ Harvey, 40 ans; est une très talentueuse musicienne anglaise, créatrice de nombreuses chansons. Je l''ai découverte cette année au hasard de mes balades sur le net. Enfin non, ce n'est pas tout à fait par hasard : tout comme Abbounette, c'est une fan de Jeff Buckley et je suis tombée sur la chanson "Memphis" en suivant un lien qui se trouvait dans un article de Wikipedia sur mon chanteur préféré.
L'oeuvre de PJ Harvey est sombre et belle. Les textes sont tout simples, et d'une grande nostalgie. Les musiques sont fort originales. Max me dit par ailleurs, sans avoir vu les traductions des textes, que la tristesse ressort aussi dans les mélodies. Sur un site, la chanson "66 Promises" est qualifiée de "superbe et très tourmentée".
Ci-dessous, voici le texte de "Dear Darkness" suivi d'une traduction. La vidéo n'est pas un clip, mais une création d'un internaute.
D E A R D A R K N E S S
Dear darkness
Dear darkness Won't you cover, cover
Me again ? Dear darkness Dear
I've been your friend For many years Won't you do this for me ?
Dearest darkness And cover me from the sun And the words tightening The words are tightening Around my throat And, and... Around the throat of the one I love Tightening, tightening, tightening Around the throat of the one I love Tightening, tightening, tightening Dear darkness Dear darkness Now it's your time to look after us
'Cause we kept you clothed We kept in business When everyone else was having good luck
So now it's your time Time to pay To pay me and the one I love With the worldly goods you've stashed away
With all the things you Took from us.
PJ Harvey
C H E R E S T E N E B R E S
Chères ténèbres, chères ténèbres,
Ne voudriez-vous pas me couvrir encore une fois ?
Chères, chères ténèbres,
Je suis votre amie depuis de nombreuses années.
Ne feriez-vous pas cela pour moi, très chères ténèbes ?
Et cachez-moi du soleil et des mots qui se resserrent.
Les mots se resserrent autour de ma gorge
Et... et... autour de la gorge de celui que j'aime, Serrant, serrant, serrant la gorge de celui que j'aime,
Serrant, serrant, serrant.
Chères ténèbres, chères ténèbres,
A présent c'est à vous de veiller sur nous
Car nous vous gardions vêtues, nous restions en contact
Quand tous les autres connaissaient la chance.
Donc à présent c'est à vous, à vous de payer,
De nous dédommager, moi et celui que j'aime,
Des biens terrestres que vous avez éloignés de nous,
De toutes les choses que vous nous avez prises.
Cependant, je trouve cette chanson un tout petit peu trop "gentille" pour le jour d'Halloween. Le 31 donc, si nous ne sommes pas en vacances (nous nous tâtons) je mettrai en musique d'accueil de blog une chanson très, très gore.
A l'origine, c'est la chanson ci-dessous que j'avais choisie depuis longtemps pour vous accueillir, chers amis visiteurs de ce blog, durant la période d'Halloween.
Il s'agit d'une chanson de Jean-Michel Caradec, intitulée "Les Oiseaux volaient à l'envers". Malheureusement, elle a été retirée de Deezer, site musical où parfois les chansons disparaissent, sans doute pour motif de protection de la propriété artistique.
Comme vous le constatez, elle a été remplacée par un titre en anglais, à l'ambiance tout aussi sombre que "Les Oiseaux volaient à l'envers". Je vous présenterai cette chanson de PJ Harvey, "Dear Darkness" dans un prochain article.
Grâce à PititeJo qui m'a indiqué un autre site musical, vous pouvez découvrir la très belle chanson de Jean-Michel Caradec en cliquant sur l'image du haut. Mais ce site n'offre pas de lecteur exportable qui permettrait de mettre un des titres proposés en musique d'accueil de blog. Donc vous n'y échappez pas tout à fait...
Mes amis, ce que vous voyez en arrière-plan de ce blog, ce n'est pas un problème d'affichage.
C'est tout simplement l'image habituelle dont j'ai inversé les couleurs. Un peu comme sur les négatifs des photos, du temps où le numérique n'était pas en vogue.
J'ai souvent la curiosité d'inverser les couleurs de mes images préférées, et quelquefois j'obtiens des effets tout à fait surprenants.
Lorsque, il y a quelques mois, je me suis amusée à essayer une inversion de couleur sur le dessin d'enfant qui orne le fond de ce blog, j'ai trouvé que l'effet obtenu cadrerait bien avec Halloween.
Le seul hic, c'est que du coup j'ai obtenu un soleil bleu foncé. Aussi, j'ai du faire une petite manipulation pour rétablir sa couleur initiale et en faire une lune jaune clair dans ce ciel devenu nocturne.
Clic sur les images pour voir d'autres effets d'inversions de couelurs (et "descendre" sur la page avec la roulette de la souris).
Quelques photos, en 3 articles à lire de haut en bas.
Ne cherchez pas le numéro 2, je viens de le supprimer parce qu'on y identifie trop facilement notre maison.
A l'occasion, je rectifierai les titres des articles, mais comme le dernier comporte un lien, c'est un peu compliqué (ou alors, c'est qu'une subtilité du site Mongenie m'a échappé...).
Voilà une crêpe aux squelettes. J'aime particulièrement l'accord de saveurs de la pâte d'amandes et du coulis de framboises. La poire vient alléger ce dessert un peu copieux.
J'ai fait à mon fils le déguisement de diablotin, mais finalement j'ai payé la taie de traversin 3,49 euros.
Cependant, j'en ai eu largement pour mon argent, parce que quand j'ai voulu laver la taie, elle a rendu un jus tellement rouge que j'ai pu y teindre en rose des affaires blanches qui avaient quelque peu terni : une serviette de toilette, des sous-vêtements, et même un marcel oublié chez moi par monsieur l'ex-beau-père de mon fiston. Comme il est en coton côtelé et de très petite taille, cela me fait un débardeur moulant rose pour l'été prochain ; je crois que je vais y thermocoller un motif floral en feutrine qui traîne dans mes affaires de couture.
Donc, 3,49 euros = 1 déguisement de diablotin + un débardeur + une serviette de toilette rénovée + 3 pièces de lingerie rénovées. Le compte est bon, dites donc !
Ce matin, j'ai préparé les ossements (en pâte d'amande) et les têtes de morts (des demi-poires au sirop) pour les crêpes aux squelettes que nous mangerons ce soir. En fait, mauvaise surprise, le chocolat liquide que j'avais acheté glissait sur les demi-poires, ce qui rendait difficile le traçage des orbites et autres trous dans la tête. J'ai dû creuser ces trous avec la pointe d'un couteau éplucheur, puis mettre une goutte de chocolat dans chaque cavité.
En faisant le déguisement de diable, j'ai eu la flemme de fermer et de bourrer la queue. Enfin plutôt, j'ai eu la flemme de sortir la machine à coudre. Aussi, j'ai ménagé pour la queue une large bande de tissu, que j'ai enroulée dans du "chaterton" rouge (je ne suis pas sûre de l'orthographe).
Des mi-bas noirs fournissent à mon fils des mains palmées, pour autant qu'il écarte les doigts.
Nous irons dîner à une fête d'Halloween avant de manger les crêpes aux squelettes à la maison. Aussi, j'ai préparé un sac de bonbons à mettre sur le perron, avec l'inscription : "Les monstres sont allés prendre des forces. Servez-vous, mais laissez-en aux copains". Je suis curieuse de voir s'il en restera, je vous raconterai ça demain !
Désolée, mon système de photos est indisponible en ce moment. Aussi, il faudra imaginer ce que je vais vous décrire...
Monstres avec des bouteilles de lait
C'est tout simple. Avec des marqueurs indélébiles, j'ai dessiné des visages de fantômes sur des bouteilles de lait, rincées, débarassées de leur étiquette puis remplies d'eau. Avec de vieilles chaussettes (noires, en l'occurence) j'ai fait les chapeaux qui cachent les bouchons. Ces lividissimes monstres accueillent les visiteurs le long de la petite allée qui mène vers ma porte d'entrée.
Photophore avec un cubi d'eau
Celui-là, je ne l'ai pas encore fait, c'est juste une idée qui m'est passée par la tête. Donc si je trouve le temps, je prendrai un cubi de 5 litres d'eau, un avec une forme de cube surmonté d'une pyramide, et je le transformerai, avec les feutres indélébiles et/ou des collages, en petite maison hantée : fenêtres, toit, cheminée (le goulot) fantômes, araignées, etc... Ensuite, je ménagerai une ouverture sur une des faces et je mettrai, à l'intérieur, une bougie dans un petit récipient qui ne craint pas la chaleur, genre couvercle de bocal.
Vous y trouverez d'autres dessins de sorcières aux dates des 21 et 22 octobre (sorcière jeune fille par exemple) et, sur l'ensemble du blog, des oeuvres très délicates sur les fées, les enfants, ainsi que des portraits.
Voici le déguisement que portait mon fiston pour Halloween 2006... il est arrivé deuxième à un concours !
Les gants de squelette, il les avait déjà, achetés dans un bazar une autre année. Mais là, il a craqué pour ce masque de squelette, et bien entendu nous n'avions pas trouvé de costume adéquat.
J'ai peint les os avec du correcteur liquide blanc, sur un collant opaque (taille adulte) et un vieux sous-pull en coton.
Pour que tibias et fémurs soient bien placés, j'avais enfilé le collant sur mon garçon et esquissé les os.... ce n'était pas une très bonne idée, parce que le correcteur a traversé le collant ; j'ai eu bien du mal à lui nettoyer les jambes !
Les inconvénients de ce costume, c'est que ce n'est pas pratique pour faire la tournée des bonbons, sauf si la météo est clémente, et que c'est un peu chaud pour une boum d'Halloween à l'intérieur.
Je crois que cette année, je vais simplement suspendre ce déguisement, légèrement bourré, dans la véranda, pour accueillir les visiteurs.
Il s'agit d'un dessert très simple à réaliser, même pour des enfants.
Les reptiles sont en pâte d'amandes de couleur verte.
On prépare de petits boudins de pâte d'amandes, et selon l'inspiration, on les étire en leur donnant des formes sinueuses de serpents, ou bien on les aplatit et on leur fait des pattes de crocodiles.
On fait tremper les reptiles quelques heures dans un plat rempli de crème dessert, ou de fromage blanc sucré, où ils auront tendance à déteindre, ce qui donnera de belles traînées vertes dans la crème.
Si on utilise un plat peu profond, les reptiles ont l'air de surnager. Si on utilise une grande jatte, les enfants iront à la pêche aux reptiles dans leur dessert.
Personnellement, j'aime bien faire tremper mes reptiles en pâte d'amande dans de la crème dessert au praliné : la couleur se prête bien à un petit dessert horrible, et en plus les saveur de la pâte d'amandes et du praliné se marient bien.
Optionnellement, on peut ajouter un filet de coulis ou de sirop de fruits rouges.
Attention, si vous laissez les enfants confectionner les reptiles en pâte d'amandes, ils auront les mains très grasses. Donc, ne leur permettez surtout pas de faire autre chose avant qu'ils se soient lavé les mains, sous peine d'avoir des taches de gras partout.
L’article suivant vous montrera les petits croquis. Pour l’instant, voici les explications.
Il vous faut :
- (facultatif) un fond de tarte déjà cuit (au rayon pâtisserie industrielle)
- (facultatif) un sachet de préparation pour pudding, parfum vanille par exemple
- Lait dans la quantité indiquée sur le sachet de préparation pour pudding, en général ½ litre
- Demi-poires au sirop (une boîte standard de 400 g environ ou deux petites)
- Pâte d’amandes de couleur naturelle
- Coulis de chocolat ou chocolat pâtissier à fondre ou chocolat en poudre additionné d’un petit peu d’eau
- Coulis de framboise (ou éventuellement sirop aux fruits rouges)
- Matériel : de l’essuie-tout de qualité « contact alimentaire », des cotons-tiges.
Le fond de tarte et son tapissage au pudding sont facultatifs. La garniture peut tout à fait être servie directement sur assiette, pour un dessert plus léger, ou sur une crêpe. La tarte aux squelettes tiendrait davantage du goûter, voire du repas que du dessert, parce qu’elle est bien consistante, et plutôt complète : laitage, fruits, sucres lents et rapides, lipides.
La veille, confectionner quelques dizaines de tibias en pâte d’amande. Pour cela, faire des boudins, puis écraser légèrement les extrémités en y imprimant la marque des doigts, comme sur le croquis ci-dessous. Réserver au réfrigérateur, de préférence en évitant de tasser les tibias les uns sur les autres.
Quelques heures avant la dégustation, préparer le pudding selon le mode d’emploi indiqué. Attention à bien choisir de la préparation pour pudding et non pour flan. La préparation pour flan, quand elle est chaude, est trop liquide et elle imprègne immédiatement le fond de tarte. Garnir le fond de tarte avec le pudding, laisser refroidir.
Sortir les poires de leur jus, qui pourra servir à agrémenter une boisson, et bien les essuyer avec le papier essuie-tout. Elles doivent être parfaitement sèches. Avec le chocolat liquide et les cotons-tiges, dessiner les têtes de morts comme sur le 2ème croquis.
Disposer les têtes de morts et les tibias sur le pudding refroidi ou du moins tiédi (de façon à ce que les os ne s’y enfoncent pas complètement) et compléter avec un peu de coulis rouge versé irrégulièrement sur la tarte.
C’est aussi horrible que délicieux !!
Voici, en quatre articles, des idées pour illustrer vos invitations d’Halloween.
Certaines fractales ont l’air de représenter des araignées velues, comme c’est le cas pour celle-ci-dessus. On peut les utiliser telles quelles, ou leur superposer un personnage (voir le 4ème article).
Une technique que j’aime bien consiste à prendre une photo, et à effectuer, dans le menu « Images » la commande « Inverser les couleurs ». Vous pouvez ainsi créer des animaux effrayants et des paysages inquiétants (comme dans le 4ème article, un des fonds présentés était à l’origine un sublime coucher de soleil).
Si vous essayez cette technique sur des photos de personnes, vous serez étonnés du résultat. En effet, passée la quarantaine, nous portons sur le visage de multiples ridules qui, en inversant les couleurs, deviennent des traits lumineux bleuâtres qui strient la figure. On peut ainsi (avec son accord !) utiliser le portrait de papa, de maman, de mamie… ou alors des photos de personnes célèbres piochées sur les sites qui parlent d’actualité !
C'est le hasard qui m'a fourni cette idée, et aussi le fait que dans certains bricolages des sites que je vous indiquais hier, on utilise des gants en caoutchouc.
J'ai à la maison un paquet de gants en latex inutiles : je les ai choisis trop petits quand je les ai achetés chez Leader Price, pour une somme très modique.
Gonflés, coloriés avec des marqueurs permanents, ils constituent d'effrayants ballons de mains coupées. Je crois que je vais faire une guirlande avec mon paquet de gants de latex et l'accrocher dans le jardin.
Reste à voir s'ils vont rester gonflés ; mais s'ils ont tendance à se dégonfler, ils feront d'autant plus réalistes et représenteront des mains de sorcières décharnées...
Illustrations : la blanche, c'est la vraie photo ; la noire, c'est l'image avec inversion des couleurs.
Dans ces pages, il est question, entre autres, de sorcières faites avec des traversins puis habillées avec des collants et autres vêtements. Par conséquent, j'ajoute qu'on trouve des mini-traversins chez Gifi, à deux euros.
Par ailleurs, il n'est pas forcément nécessaire d'utiliser des traversins. Quand j'étais chez les Scouts il y a une petite trentaine d'années, notre "Compagnie" avait pour mascotte une poupée de chiffons de la taille d'une petite fille. Elle était conçue de la manière suivante : un collant, un vieux pull, des gants, le tout cousu ensemble puis bourré de chiffons (et, dans ce cas précis, revêtu aux couleurs de nos tenues scoutes). Il n'y avait que la tête qui était faite à part.
Et maintenant, histoire de se reposer un peu, voici le plus simple des costumes d’Halloween taillés dans des taies de traversins : la robe (chasuble) de sorcière.
Comme vous le constatez, ce déguisement (pour un enfant mince) se réalise en trois temps très rapides :
1) découper des haillons dans ce qui sera le bas de la robe,
2) découper des trous pour passer les bras,
3) enrouler le haut plusieurs fois sur lui-même pour former le col.
Variante : le haut peut être enroulé en capuche pour faire un costume de zombie ou autre Ankou.
Pour la personnalisation, à l'enfant de faire le reste...
Ce déguisement est taillé dans une taie de traversin rouge - bradée à 1 euro lorsque j’ai conçu ces costumes en 2003, et peut-être encore cette année, qui sait ?
Le croquis montre le déguisement de face ; le rouge plus foncé figure l’envers du tissu, et le blanc les parties à découper.
Vous l’auriez deviné, on ferme par une couture les épaules et la cagoule avec les cornes. Il y a alors lieu de cranter l’intérieur des cornes pour pouvoir les retourner aisément et de les bourrer avec les chutes de tissu.
Optionnellement, on ferme la queue et on la bourre de la même façon. Ce n’est pas obligatoire mais cela donne un plus joli aspect fini.
Comme pour le déguisement de saurien, l’enfant, selon sa taille, le portera en chasuble par-dessus des vêtements sombres ou rouges, ou bien on ouvrira le devant pour former un gilet sans manches. Pareillement, dans le deuxième cas, il est utile de prévoir une pince qui ajustera le capuchon sous le menton (je préfère la pince au lien qui, lors d’un chahut entre enfants, présente un risque de strangulation). On peut aussi rassembler les bords du tissu sous le menton et les attacher grossièrement dans un chouchou.
Pour la personnalisation, l'enfant peut décorer son déguisement avec un feutre noir, indélébile ou non selon la durée de vie qu’on espère conférer au costume.
Bon, disons-le franchement, ce n'est pas super-bon, mais par contre l'ambiance est assurée à votre table d'Halloween, parmi vos petits wampires et autres sorciers installés autour de quelques photophores-citrouilles.
C'est très simple, on choisit une grosse salade genre batavia, dont on prend les plus grosses feuilles après l'avoir lavée.
On fait cuire ces feuilles à l'eau bouillante, elles se ratatinent rapidement et ressemblent à de batraciens crevés.
La touche finale, c'est d'ajouter, vers la fin de la cuisson, du tapioca. Celui-ci, en gonflant, ressemble à des oeufs de grenouilles.
On peut agrémenter cette soupe d'un bouillon-cube, au cas où quelqu'un aurait envie de la manger. Cependant, sachez que très peu d'enfants aiment le tapioca. Aussi, si ce plat est très drôle quant à l'aspect, il est inutile de le peaufiner d'un point de vue gastronomique.
Voici le site où j'ai trouvé cet adorable chat noir :
Il s’agit de l’un des déguisements taillés dans des taies de traversins. Le croquis montre le déguisement de profil, avec les trous pour les bras
Il est plus simple de commencer par coudre à la machine le zigzag qui formera les écailles dorsales, avant de découper quoi que ce soit. On termine le zigzag en fermant la queue sur quelques dizaines de centimètres (1ère figure).
On fait ensuite des fentes dans le tissu à évider jusqu’aux pointes du zig-zag, sans éliminer le tissu excédent : il sert de bourrage aux écailles, à compléter si nécessaire avec des bouts de chiffon (moi, je n’en ai pas eu besoin, les pointes tenaient toute seules). On retourne alors le tout, et on enlève le tissu excédent si nécessaire. La deuxième figure montre un détail des fentes.
Selon la taille de l’enfant, il portera le déguisement en chasuble par-dessus des vêtements verts, kaki, noirs ou jaunes, ou bien on ouvrira le devant pour former un gilet sans manches. Dans le deuxième cas, il est utile de prévoir une pince qui ajustera le capuchon sous le menton (je préfère la pince au lien qui, lors d’un chahut entre enfants, présente un risque de strangulation). On peut aussi rassembler les bords du tissu sous le menton et les attacher grossièrement dans un chouchou.
Pour plus de personnalisation, l'enfant peut décorer son déguisement avec des feutres (en rouge, en noir, en jaune fluo).
Je vais commencer par le déguisement le plus simple, celui de fantôme. Je ferai mieux la prochaine fois…
Placer le tissu blanc sur la tête de l’enfant, repérer l’emplacement des yeux, faire de grands trous ; il faut de grands trous parce que le tissu aura tendance à bouger sur la tête.
Inviter l’enfant à décorer son suaire de fantôme à sa guise, en y dessinant toiles d’araignées ou têtes de morts, gouttes de sang…
Au moment de la fête, fixer le drap aux cheveux avec des petites pinces « crocodiles » noires, blanches ou rouges, lesquelles servent en même temps à faire tenir autour de la tête des toiles d’araignées ou autres décors.
Il me plait bien, le déguisement en illustration, mais hélas, je ne ressemble pas au modèle.
Les déguisements d’Halloween, en général on peut les acheter dans les bazars et solderies entre 5 et 10 euros l’unité. Cela reste relativement modique… pour autant que vous n’ayez qu’un ou deux enfants à costumer.
Il y a quelques années, j’en avais cinq. (Si, si, en reprenant ma « liberté de penser » j’ai perdu quatre enfants par alliance, ce qui ne fut pas rien.) Aussi, j’ai recouru au système D pour les habiller pour Halloween.
J’ai trouvé à l’époque chez Babou des taies de traversins bradées à 1 euro pièce, parce qu’elles étaient dans des teintes qui n’avaient guère de succès. J’ai ainsi acheté une taie rouge, une vert foncé et une orange, dans lesquelles j’ai taillé des trois déguisements. J’ai également trouvé un drap tout simple blanc, également bradé, qui m’a fourni deux déguisements de fantômes.
Comme il y a des chances pour que vous trouviez encore des taies de traversins en promo, je vous fournirai les explications pour les déguisements, le temps de créer les croquis, puisque je n’ai plus les produits finis sous la main pour vous les photographier. Je vais m’arranger pour faire cela assez rapidement, pour que vous ayez le temps de les réaliser d’ici le 31 octobre.
Qu'est-ce qu'il a de si horrible, le chou-fleur, pour pouvoir en faire un plat d'Halloween ?
Et bien, si vous le faites cuire entier, et qu'ensuite vous le fendez au milieu et que vous le disposez sur un plat, IL RESSEMBLE A UN CERVEAU !!!
Le problème, c'est la couleur. En 2005, j'avais glissé dans l'eau de cuisson une betterave achetée au supermarché, mais comme la betterave était déjà cuite, elle n'a pas teint mon cerveau-chou-fleur en rose.
Des essais restent donc à faire, soit avec de la betterave crue (cliquer sur les mots soulignés) soit avec des tomates que nous consommerons ensuite d'une autre façon. Si l'un ou l'une d'entre vous se sent l'âme d'un expérimentateur culinaire, j'attends avec impatience en commentaire le résultat de ses expériences.
Avec quoi décorer votre cerveau ? Du ketchup bien sûr, pour figurer du sang. Par ailleurs, on trouve chez LIDL du cervelas râpé qui constitue de convaincants asticots, et en plus les enfants raffolent de la saucisse, entière ou râpée. Si on veut accentuer l'aspect décomposition, on peut tartiner sur le cerveau, ou dans la fente, ou autour du plat un peu d'épinards hachés, ou mieux, de la sauce au pistou dont le goût s'accorde bien avec le chou-fleur. J'avais aussi fait gratiner un peu de gruyère râpé au four sur le cerveau : c'est délicieux, et d'un aspect bien hideux.
De toute façon, les recettes d'Halloween ne sont pas prévues pour être gastronomiques, mais pour assurer la bonne humeur.
PS : En établissant le lien vers le blog "Idées Sympas" (parmi mes préférés à droite de cette page) pour la teinture à base de betteraves, je viens de découvrir que celui-ci a édité des recettes d'Halloween...
Il y a quelques semaines, je vous ai raconté brièvement comment je m’y étais prise pour confectionner des monstres pour décorer le jardin, à partir de coloquintes. En relisant cet article, j’ai constaté que ce n’est pas très clair, aussi je vais vous détailler ci-dessous la réalisation de ces personnages.
POUR FACILITER LA LECTURE, LES EXPLICATIONS SONT DONNEES DE HAUT EN BAS ET NON DE BAS EN HAUT COMME A L’ORDINAIRE.
Tout d’abord, voici ce qu’il vous faut :
- parmi votre récolte de coloquintes, celles qui ont une forme allongée,
- des tiges : par exemple des petits tuteurs, ou de vieilles tringles à rideaux rétro, ou pourquoi pas, si vous ne voulez pas de monstres trop hauts sur pattes, les stylos hors d’usage,
- des couverts en plastique (on en trouve par exemple des verts chez Gifi, ainsi que d’autres couleurs qui vous évoquent Halloween)
- des sacs-poubelles noirs,
- des punaises de diverses couleurs,
- tout ce qui peut vous aider à fixer : élastiques, agrafes, trombones, ruban adhésif.
Ce bricolage est récréatif, mais n’y consacrez pas trop d’art et d’énergie : ces poupées ne se conservent pas au-delà de quelques mois (du moins en ce qui concerne leur tête, rien n’empêche de garder le corps de côté d’une année sur l’autre).
On commence par percer les coloquintes à leur base. Cette opération est difficile, parce que le fruit est très dur. Aussi, il vaut mieux ne pas laisser un enfant procéder tout seul à ce percement.
Ensuite, on y introduit la tige, et on confectionne une sorte de collier qui permettra à la robe de tenir en place. A votre choix, cela peut être un chouchou ou un élastique, ou mieux, du ruban adhésif appliqué face collante vers l’extérieur.
On taille grossièrement des chasubles dans le ou les sacs-poubelles, avec ou sans capuche, en profitant de la couture du fond du sac. Cette couture servira de couture d’épaule pour la robe sans capuche. Pour la robe avec capuche, on utilise coin du sac-poubelle.
On enfile les robes sur les monstres, et on les ajuste à la taille avec un élastique ou de la ficelle. On place les couverts en plastique qui formeront des bras griffus relevés et menaçants dans les petits trous qu’on a prévus pour les bras, et on ajuste, en serrant un peu sinon ça ne tient pas, la robe autour des bras, en agrafant ou en fixant avec des trombones.
On plante des punaises de différentes couleurs pour former les gros yeux et les bouches béantes prêtes à vous consommer tout cru. Après quelques essais, je trouve que les couleurs les mieux adaptées pour les yeux sont le blanc, le noir, le rouge, le jaune (reptilien à souhait) ou le vert clair. Pour la bouche, le noir, le rouge et le vert foncé conviennent bien.
C’est bien difficile de commencer de penser à Halloween, alors que l’été vient SEULEMENT de repointer le bout de son nez, avec quelques mois de décalage. (Du moins, dans ma région, Pâques et les deux mois qui ont suivi ont été caniculaires, alors que ce qui aurait dû être l’été fut une sorte de magma grisâtre, brumeux, et frisquet de surcroît.) Ce matin, mon fils et moi avons profité du soleil sur la plage aménagée proche de chez nous, et avons même pu faire quelques brasses. Comme il y a eu plusieurs nuits très douces consécutives, où nous avons dîné dehors presque tous les soirs, l’eau du lac n’était pas vraiment froide… enfin, hem ! Disons qu’elle était juste… nageable.
Aaaaaahhhh et triple aaaaaaaaaahhhhhhh ! L’odeur du lac associée aux couleurs de l’automne, la sensation d’apesanteur dans l’eau, cela valait vraiment le coup de faire l’effort d’entrer dans l’eau, et d’ailleurs, une fois qu’on y était, elle ne paraissait plus froide du tout. Espérons que le WE prochain nous permettra encore ce plaisir, parce que personnellement, je déteste le confinement chloré des piscines.
Bon, je me suis légèrement éloignée du sujet de cet article, où je voulais plutôt vous parler des préparatifs d’Halloween. A toutes fins utiles, dans les prochaines semaines, je vais vous détailler les idées (horribles) qui ont fait la joie de mon fiston et des mes ex-beaux-enfants les années passées, dans les domaines des décors, des déguisements et des menus. Et pour la circonstance, comme vous l’avez remarqué, le décor de ce blog a changé.
A très bientôt donc pour quelques hideuses suggestions. Il faut juste que je rassemble mes souvenirs et je rédige un peu tout ça !
PS : Il y a un an ou deux, un soir très doux où je me baignais dans le lac à une période encore plus proche d’Halloween, un monsieur (qui se baignait aussi, ah les fous !) m’a dit que ceux qui se baignent dans l’eau froide ont un caractère fort. Si seulement c’était vrai…
J'ai sous les yeux un dépliant des magasins Norma, et j'y relève notamment de jolies décorations automnales. Cela ne m'amuse pas du tout de parler d'automne alors que nous ne sommes même pas encore à la mi-septembre, mais voilà, ces articles seront en vente le mercredi 12 septembre, et je ne sais pas pour combien de temps.
Il ne s'agit pas de décors typiques d'halloween, têtes de morts, toiles d'araignées et autres chauves-souris avec du dentifrice à l'hémoglobine, mais simplement de décorations d'automnes : guirlandes de feuilles flamboyantes, pommes, coloquinthes, petites boules de paille aux couleurs chaudes, personnages sympathiques habillés en orange, jaune et vert.
Je trouve qu'il s'agit d'un bon compromis pour ceux qui n'apprécient pas les décorations macabres mais qui ont envie d'égayer jardin et maison de couleurs vives pour oublier un peu le proche retour de l'hiver.
Par ailleurs, si une de vos promenades vous mène dans la région de Fribourg, en Allemagne (à ne pas confondre avec Fribourg en Suisse) vous trouverez de superbes décorations pour toutes les saisons dans une des boutiques proches du lac de Titisee. Je ne sais plus le nom de la boutique, mais de toute façon elles méritent toutes une visite.
Enfin, je me souviens d'une année où j'avais eu la patience de confectionner une longue guirlande de feuilles d'automne naturelles. Après les avoir fait sêcher quelques jours entre les pages d'un annuaire téléphonique, je les ai enfilées sur du fil à broder orange. A l'époque, mon fils et moi occupions un appartement aux murs tout blancs, et ma guirlande aux couleurs chaudes ressortait très joliment.
Sinon, dans un esprit plus halloween, j'avais confectionné en 2005 des petits monstres pour décorer mon jardin, de la façon suivante. Sur des tiges en métal (genre petits tuteurs, mais moi j'avais pu récupérer des tringles de dossiers suspendus) j'ai planté des coloquintes, qu'un petit coin de potager m'avait fournies en grand nombre, et sur ces fruits durs, j'ai mis des punaises de couleurs pour figurer des regards monstrueux : noires, rouges, vertes. J'ai entouré ces tiges de métal de morceaux de sacs-poubelles noirs, avec un élastique pour figurer la taille, et j'ai découpé des haillons dans le bas de ces robes noires. J'ai trouvé chez Gifi des fourchettes en plastique vert clair (elles y sont encore) qui m'ont fourni des bras griffus. Et voilà, j'avais un assortiment de sorcières aux figures blanches, jaunes, vert clair, et aux yeux rouges ou vert clair. Je ne peux malheureusement plus les prendre en photo, parce que les têtes en coloquintes ne tiennent pas plus de quelques mois sans pourrir.
Des coloquintes rayées, plus jolies que les unies qui m'ont fourni les têtes de sorcières, sont venues décorer le devant de ma maison. Quand Noël est arrivé, je n'ai eu qu'à souligner leurs rayures avec un nuage de peinture dorée (en aérosol) et des lignes de colle pailletée verte.
Ces quelques pages ont pour vocation de partager des trucs et astuces pratiques en tous genres sur le plan de la consommation, des gestes verts pour notre planête, des tuyaux pour égayer notre quotidien, bref, tout ce qui peut rendre nos quotidiens plus légers et nos vies plus belles !
Bonne visite, et au plaisir de lire vos commentaires.
Abbounette
(Illustrations : fond d'après http://www.vilain-crapaud.fr/ elfe : http://rodinia.blog.mongenie.fr / ciel : photo des Léonides de 1966
Musique : Duncan Sheik - "A body goes down")