Peu de temps après, j'occupais, durant mes études, une chambre de foyer. J'avais un petit meuble où je posais mes affaires pour le p'tit déj : bol, couverts, lait et café en poudre, confiture, pain, et un petit pot de sucre.
Justement, ce petit pot de sucre, il était blanc, tout comme étaient blancs mes étuis de mouchoirs en papier.
Un matin, je cherchais le sucre, et je ne le trouvais pas. Par contre, j'ai été un peu étonnée de trouver sur le petit meuble un étui de mouchoirs en papier.
J'ai fini par avoir l'idée de regarder dans mon sac à main, où se trouvent ordinairement les mouchoirs en papier. Evidemment, le petit pot de sucre s'y trouvait !
De toute évidence, j'ai interverti les deux objets en dormant.
Par chance, je n'ai pas eu besoin de me moucher cette nuit-là. Parce que si cela avait été le cas, je suppose que j'aurais soufflé de toutes mes forces dans le sucre en poudre et que j'en aurais répandu partout...
Ah oui, et le rêve de la nuit du 29 au 30 mai, dans tout ça ? Moi qui ne fais pratiquement jamais de cauchemars en dehors de mes apnées du sommeil...
Je me trouvais dans la cuisine, plongée dans l'obscurité quand soudain j'ai entendu des coups très violents frappés à la porte de la cuisine qui donne sur l'arrière de ma maison. Pour y accéder, il faut traverser mon jardin entier...
Derrière la porte vitrée, j'aperçois plusieurs ombres, et j'entends des voix masculines braillardes.
Alors, je décide de me réfugier dans la chambre, à l'étage, en faisant le moins de bruit possible, et sans allumer la lumière. Réaction ultra-illogique, bien sûr, puisque ma maison a une porte qui donne sur la rue.
Comme vous le savez sans doute, mes amis, il arrive fréquemment que dans les rêves, quand on veut fuir, on se retrouve paralysé ou faisant du "sur-place".
Je me suis retrouvée donc bloquée au milieu de l'escalier, plus moyen d'avancer. Alors, fin du cauchemar, une force m'a soulevée, m'a guidée jusque dans la chambre et m'a aidée à me coucher et à me mettre dans les draps. Cool, très très cool.
Après quoi, je me suis retrouvée réveillée dans mon lit. Mais je suppose que c'est précisément depuis mon lit que j'ai rêvé tout cela. J'avais froid malgré la nuit printanière.
En tout cas, samedi matin, mon jardin était intact et n'avait fait l'objet d'aucun vandalisme.
Illustration : forum.doctissimo.fr
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