Ah la la ! Ce matin a débuté comme la plupart des samedis matins : ambiance feutrée et heureuse de la cuisine-séjour un peu sombre sous son plafond bleu à étoiles, mon Fiston qui regarde Titeuf à la téloche pendant que je bois tranquillement un café, grand soleil dehors, bref un week-end paisible qui commence, lorsque soudain arrive la surprise du jour… Fiston se gratte la tête et me dit « Maman, regarde, j'ai un pou, on voit ses pattes qui bougent ! ». Et comme je ne voulais pas y croire, il me montre au bout de son doigt le résultat de ses capillaires investigations.
Stupeur. A onze ans, lors d'un départ en colonie de vacances, j'ai voyagé toute une journée en bus à côté d'une camarade qui avait la tête pleine de ces hôtes, et il s'est avéré que pas un seul n'a daigné me rendre visite. Le papa de mon fils n'en a jamais eu non plus, ni mes frère et sœur. Je pensais donc que dans la famille, nous avions des têtes qui déplaisaient à ces petits parasites. De plus, je croyais que les poux occasionnaient des démangeaisons importantes ; or, je n'ai pas remarqué que Fiston se grattait frénétiquement la tête ces derniers jours. Bref, c'est la surprise du chef, c'est le cas de le dire.
Alors commence une traque de ces bestioles. D'abord, nos têtes (la mienne aussi, par principe de précaution). Je me suis connectée et j'ai lu sur la toile que les poux craignent le vinaigre et les lentes l'huile. Et hop, voici nos têtes assaisonnées à l'huile et au vinaigre, il ne manquait plus que le sel et le poivre, puisque malgré mon âge responsable je n'ai pas encore les cheveux poivre et sel. Le côté positif, c'est que pour une fois, Fiston n'a pas rechigné à prendre sa douche : il avait hâte de se débarrasser de la salade qu'il avait sur la tête. Je dois dire en passant que, une fois les cheveux huilés, les lentes se distinguaient très bien, alors que je ne les avaient jamais remarquées sur cheveux secs.
Ensuite, les lessives n'ont cessé de se succéder : les parures de lit, la couette, les pyjamas, les housses de coussins du canapé, les bonnets, écharpes, manteaux à capuches, gilets à cols montants, serviettes de toilette, à peu près tout y est passé. Dans l'après-midi, il y avait du linge qui pendait partout dans la maison. Le séchoir ne suffisait pas, et le gel dehors était peu propice au séchage à l'extérieur. Aussi il y en avait accroché à la mezzanine, aux portemanteaux, aux espagnolettes et j'en passe. Bien sûr, il a fallu également laver les peignes, brosses, chouchous, pinces et barrettes.
Par ailleurs, j'ai pensé à la bombe que Fiston a portée lors de sa séance hebdomadaire de poney du mercredi. J'ignore si c'est cette bombe qui lui a transmis les poux, ou s'il les avait déjà avant. Dans tout les cas, l'une des bombes du centre hippique est contaminée par ces charmants compagnons. Aussi, j'ai appelé les responsables du poney-club pour les prévenir. Ils n'ont pas été ravis de la nouvelle, mais tout de même bien contents que je les prévienne.
Quelle journée ! Avec tout ça, la sortie luge en montagne que nous avions prévue est tombée à l'eau : les anoraks n'étaient pas encore secs. Aussi, nous avons enfilé de bons pulls et disputé une partie de foot dans une allée du jardin, avant d'aller faire un footing dans le quartier pour nous aérer sans les manteaux et sans nous geler. En tout cas, l'avenir nous dira si le truc de l'huile et du vinaigre est efficace. Si c'est le cas, je vous le confirmerai dans un prochain article. En attendant, bon dimanche à vous tous, mes amis !
Illustration : http://www.dinosoria.com/insectes/pou_humain.jpg |