Voici la bouteille de muscat que mon fiston a transformée en carafe colorée, avec notre pochette de feutres indélébiles, pour la fête des pères. Mon regret est que, malgré de longs frottages, je n'ai pas réussi à venir à bout de la pellicule de colle qui s'est déposée sur l'ensemble de la bouteille lorsque je l'ai fait tremper pour... décoller l'étiquette, justement !
Le papa en question est boucher-tueur de son état, et contrairement à des idées reçues, il a le respect de l'animal : je n'en ai vu souffrir aucun. Par contre, en bon rural, il établit un large fossé entre l'homme et l'animal : le chienchien sur les genoux ou le gentil minou ronronnant sur le canapé, ce n'est pas son truc. Quand il voit des pps et autres mails sur la défense animale, il trouve que c'est bien gentil, mais que c'est limite indécent tant qu'il y a des humains qui souffrent de l'oppression ou de la faim. Là-dessus, je le rejoins.
Nous nous entendons suffisamment pour observer une certaine entraide : il m'aide à jardiner, je recouds ses falzars, il garde notre fils chez moi lorsque j'ai une réunion en soirée.
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