Mes chers amis, j'aurais dû vous poster cet article bien plus tôt, mais j'ai longtemps hésité, parce que les pratiques religieuses constituent en général un sujet délicat. Mais à la réflexion, il me semble évident que vous êtes assez intelligents pour ne pas me cataloguer parmi les… comment dire ? les (gre)nouilles de bénitier !
Aujourd'hui, c'est le mercredi dit « des cendres » autrement dit le début du carême pour les catholiques (et peut-être aussi pour d'autres branches du christianisme). Le carême n'est pas une obligation biblique ; j'ai fait autrefois partie d'une branche chrétienne où il n'est pas observé. Ceux qui l'ont instauré se sont inspirés de la retraite de 40 jours de Jésus dans un désert. L'âge venant, j'ai appris que les inventeurs du carême n'étaient pas nés de la dernière pluie.
En effet, si je vous parle aujourd'hui de carême dans ce blog dont le thème principal est la vie pratique et familiale, c'est qu'il peut se révéler……. « carrément » utile ! J'ai redécouvert cette tradition dont j'avais jusque là une vague connaissance, à l'occasion de la préparation de mon fils à sa première communion, prévue pour ce printemps. (Je précise en passant qu'il s'agit du seul choix de mon enfant, parce que je ne suis pas du genre à imposer arbitrairement quoi que ce soit à plus faible que moi. En fait, en classe de CP, il a eu des camarades catholiques, et de fil en aiguille il a souhaité prendre le baptême, puis communier.)
Dans la paroisse où mon fiston m'a plus où moins entraînée à sa suite, le carême se pratique de la façon suivante. On décide, durant 40 jours, de tourner le dos à une habitude et on met dans une cagnotte l'argent ainsi économisé, qu'on remettra ensuite à une œuvre.
C'est ainsi qu'en 2007….. J'AI ARRETE DE FUMER !!!!!
Oui, pour encourager mon fils, j'avais opté pour 40 jours sans tabac, ceci avec la ferme intention de particulièrement savourer la cigarette que je me grillerais à Pâques, ouh-la-la-je-ne-vous-dis-que-ça ! Bien sûr, cette abstinence ne fut pas linéaire, il y a eu un ou deux craquages au début de ces six semaines. Mais voilà qu'à Pâques, j'ai pris conscience du confort de ne pas fumer :
- on ne va pas se geler dehors pour en griller une, en hiver, on ne sort pas non plus sous la pluie,
- on ne se place pas sous une VMC pour fumer dedans, en se demandant si vraiment toute la fumée va s'évacuer, quand vraiment il fait trop froid pour sortir,
- on ne se demande pas, à la veille des WE et des jours fériés, si on a assez de minutions pour « tenir » jusqu'au jour ouvrable suivant,
- on ne se retrouve pas le soir à aller dans un café parce que les buralistes ont fermé,
- on se pose beaucoup moins de questions sur son haleine et/ou sur son teint, sur sa santé, sur sa forme, etc.
Vous l'avez compris, je n'ai finalement pas repris la cigarette.
Donc, si vous profitez de ce carême, qui commence aujourd'hui, pour rompre avec le tabac, vous en retirerez tous les conforts énumérés ci-dessus, et ceci quelle que soit votre pratique religieuse. De plus, vous pourrez apporter à l'œuvre de votre choix une contribution substantielle qui ne vous aura rien coûté financièrement. Pour ne pas vous décourager, je ne vous dirai pas combien quelle était ma consommation quotidienne, pour éviter que vous vous disiez : "Je fume plus qu'Abbounette fumait, alors je ne vais pas y arriver".
Et maintenant….. ENCORE PLUS FORT !!!!
Il n'y a pas que des petits joueurs comme moi qui arrêtent de fumer pendant le carême ; il y en a aussi qui jeûnent. J'ai eu l'occasion d'apprendre que le jeûne n'est sans bénéfice.
L'an dernier, pendant une émission de variétés, un homme s'est levé du public, est monté sur la scène, a pris le micro des mains de la chanteuse, et a déclaré qu'un jeûne de trois semaines vient à bout du cancer. Il l'a répété autant de fois qu'il l'a pu, jusqu'à ce que des services d'ordres viennent lui reprendre le micro. L'animateur n'avait pas vraiment apprécié son intervention, si je me souviens bien.
Toujours est-il que je me suis tenu le raisonnement suivant : si ce monsieur s'est enquiquiné à se rendre à un enregistrement d'émission, à se lever et à interrompre une chanson, sachant qu'il risquait de récolter plus d'incompréhension que d'applaudissements, c'est que son message devait sacrément lui tenir à cœur. Aussi, le soir même, j'ai fait des recherches sur Internet.
Je n'ai pas trouvé confirmation qu'un jeûne de trois semaines élimine un cancer déjà déclaré. Par contre, j'ai trouvé sur certains sites cette information non dénuée d'intérêt. Si on observe un jeûne de six semaines (tiens, presque exactement la durée du carême) notre corps se met à fabriquer un acide, qui lui a la propriété de tuer les « jeunes » cellules cancéreuses, celles qui ont moins d'un an. Aussi, ces sites de médecine douce conseillent aux personnes de plus de 40 ans d'observer une fois par an un jeûne de six semaines, de préférence à la sortie de l'hiver. Tenez, par exemple, j'ai retrouvé un de ces sites (cliquer sur les mots soulignés).
A vrai dire, je vais essayer d'alléger fortement ma nutrition durant six semaines, si cela peut me protéger du cancer, mais avec quelques jours de décalage par rapport aux dates officielles du carême. Comme je pars la semaine prochaine en vacances d'hiver, je m'imagine mal l'estomac vide sur les skis !
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