C'est la traduction littérale du mot « Carnaval ». Au temps où le Carême était scrupuleusement observé, les jours qui le précédaient étaient ponctués de ripailles où l'on « faisait des réserves » en vue de la période de jeûne. Il valait mieux en profiter, car, si mes souvenirs de cours d'Histoire sont exacts, il ne faisait pas bon se faire prendre en flagrant délit de consommation de viande durant les 40 jours du Carême.
Bon, pour la minute culturelle, ce sera tout pour aujourd'hui. Pour marquer ce dernier volet des fêtes d'hiver, j'agrémenterai les prochains articles avec des fractales.
Je n'ai pas encore pensé aux déguisements de cette année. Comme je vous l'écrivais à propos d'Halloween, déguiser un enfant avec un costume acheté dans le commerce reste modique, mais quand la famille est nombreuse, cela peut atteindre des sommes rondelettes.
Aussi, je vais vous parler de nos déguisements des Carnavals précédents. Ce WE, je vais les sortir des cartons, et s'ils sont encore assez jolis, je vous en ferai des photos. En attendant, voici en quoi je me suis déjà déguisée :
- En fée, avec un mètre de drap (vendu au mètre chez Mondial Tissu, 3 euros cette année-là) en 270 cm de largeur. J'ai plié cette pièce de tissu en deux, je l'ai coupée en « T » et fait une ouverture pour la tête, et j'ai cousu les côtés. Une ceinture faite de guirlandes (de Noël) en perles brillantes, un hennin taillé dans une chemise cartonnée de couleur assortie à la robe et orné de bouts de rubans, un voile de tulle pastel sur le visage (agrafé au hennin) et le tour était joué. Comme il fait souvent froid lors des défilés de Carnaval, j'avais taillé ma robe de fée de façon à pouvoir la mettre par-dessus une doudoune : après tout, les fées dans le dessin animé de la Belle au Bois Dormant ne sont pas minces non plus.
- En clown, avec une salopette de grossesse par-dessus ma doudoune, un chapeau à quelques euros (2 ou 3 euros, je ne sais plus) et des gommettes aux couleurs vives sur les chaussures et sur le nœud papillon découpé dans du carton. Le masque était facile à faire : dans une assiette en carton, j'ai fait deux trous pour les yeux, un pour passer mon nez et un pour ma bouche, histoire de me faire reconnaître de temps à autre par ma voix. Quelques coups de feutres épais de type surligneur m'ont permis de dessiner un maquillage de clown bien gai sur l'assiette, et j'ai fixé un morceau d'élastique, noué à chaque extrémité, au moyen de petits trous sur les côtés du masque. Je n'avais plus qu'à tartiner généreusement de rouge à lèvres mon nez qui dépassait.
- En Laura Ingall (vous savez, la petite Maison dans la Prairie) avec un chemisier à fleurs, une jupe à volants, des bottillons. Petit raffinement, j'avais trouvé un foulard en jean avec des cheveux qui y étaient cousus.
J'en oublie sûrement. Je vous décrirai les autres déguisements que j'ai pu arborer au fur et à mesure que leur souvenir me reviendra. Quant à mon fiston, il fut déjà costumé :
- En cow-boy, avec un jean, une de mes chemises (en faux daim) par-dessus son anorak, un de mes gilets sans manches, et un ensemble chapeau et colt acheté dans le commerce pour une somme très modique.
- En clown, avec une chemise de son père et le reste comme moi : masque, nœud papillon flashant, nez rouge…
- En papillon, avec des ailes (fabriquées à l'école) fixée sur une chasuble à rayures, et des antennes en cure-pipes.
- En Ecossais, avec un kilt de sa cousine, des bouts de polaire écossais (trouvé chez Mondial Tissu) l'un en guise d'écharpe, et l'autre cousu comme un pompon sur un de ses bonnets. Pour la cornemuse, j'ai assemblé deux pièces en tissu épais en ménageant des espaces dans la couture. Dans ces espaces, j'ai mis des sarbacanes, que j'ai dû coller pour que cela tienne, et un sifflet récupéré dans une langue de belle-mère.
Amusez-vous bien, les défilés de Carnaval commencent à fleurir dans les villes. C'est l'occasion de danser dans la rue et d'admirer de beaux chars.
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