Quand j'ai quitté mon logement où j'étais locataire, j'étais censée le rendre dans l'état où je l'avais eu, c'est-à-dire avec des murs blancs exempts de traces. Le problème, c'est que j'avais punaisé une foultitude de dessins d'enfants et autres décorations, et que des trous par dizaines subsistaient sur les murs après que j'aie vidé l'appartement.
J'ai d'abord essayé d'appliquer du correcteur blanc, ce qu'on appelle, je ne suis pas trop sûre de l'orthographe, du Typ-Ex. Mais le produit était légèrement moins blanc que les murs et paraissait grisâtre.
Finalement, j'ai séparé les différentes épaisseurs de mouchoirs en papier, pour obtenir de toute fines feuilles de cellulose blanche, et avec mes doigts, j'ai tortillé les coins de façon à les rendre bien pointus.
Pour chaque trou, j'ai procédé de la façon suivante. J'y ai introduit la minuscule torche de cellulose que j'avais formée, je l'ai coupée assez près du mur, à 2 ou 3 mm au maximum, et j'ai applati l'extrémité coupée. Pour me faciliter la tâche, le mur était granuleux, comme c'est très souvent le cas dans les appartements à louer, où les murs sont en général couverts d'une tapisserie granuleuse peinte en blanc, pour former un décor neutre.
Le résultat, c'est que les trous sont devenus parfaitement invisibles, et que j'ai récupéré ma caution.
Pour les trous chevillés, j'ai procédé de même, mais avec de plus gros bouts de mouchoirs en papier, pas dédoublés ceux-là. Mais là, quand j'ai applati les extrémité sur les trous, j'ai mis un peu de colle, de la colle de bureau toute simple en stick.
L'opération fut tout de même assez longue. Si vous avez constelé vos murs de cartes postales et que vous devez les rendre impeccables, je vous souhaite du courage et de la patience, mais cela en vaut la peine.
AB |