... et il serait âgé de 42 ans à l'heure actuelle.
Jeff Buckley (1966 - 1997) est l'un de mes artistes préférés. Je l'ai découvert avec plusieurs trains de retard, assez récemment.
D'après ce qu'on peut lire à son sujet sur le Net, c'était un jeune homme spirituel et attachant, qui n'a pourtant pas rigolé tous les jours : un père lâcheur, de la violence à l'école, beaucoup de solitude.
C'est étrange. On a coutume de dire que tout se paye. Mais dans ce cas précis, j'ai le désagréable sentiment que l'ardoise était vierge.
La chanson [dans le lecteur musical au moment où j'ai posté cet article], c'est "Corpus Chirsti Carol", une reprise d'un chant du 16ème siècle. Pour cette chanson en images, voici le lien :
Et par un clic sur l'image, on accède à une version fabuleuse, complètement revisitée d'Hallelujah, chantée dans une salle française. A cette occasion, l'artiste a su offrir toute la pleinitude de sa tessiture de près de quatre octaves. A écouter jusqu'au bout !
Parmi les pages et les pages d'hommages à Jeff Buckley trouvés sur le Net, j'ai relevé un commentaire très touchant d'un jeune à propos de l'album Grace, sur la page suivante :
" Grace est un O.V.N.I., et Buckley est une comète. La métaphore extra-terrestre est par ailleurs bienvenue pour qualifier un talent inhumain. Quand un tel génie s'installe dans votre vie, il est bien difficile de l'en déloger. Il est risqué de se frotter à cet album, car en un sens il répond à une quête qui habite l'homme, celle du divin. L'oeuvre de Buckley est habitée. Mystiques et d'une profondeur abyssale, les textes de Buckley sont autant de poèmes de maître, graves et tendres. La tendresse d'un ange, et la gueule aussi. Il n'y a plus de musique quand Grace tourne, plus de guitares, de basse .....il n'y a que de l'émotion. "Mojo Pin" est comme une naissance et "Dream Brother", comme une mort. Entre temps, s'écoule la vie. Buckley a la sagesse du père et le trouble de l'enfant. Il nous offre son amour ("Eternal Life") mais peine à trouver celui-ci des autres ("Last Goodbye"). Ses apôtres sont Wallace, Gary Lucas, Grondhal et Johnson, tous splendides, pour eux aussi c'est l'oeuvre de leur vie. On ne gravite pas impunément autour de Buckley. Buckley honore ses maîtres, dont Leonard Cohen, et faut-il y voir un signe lorsqu'on constate que les trois reprises de l'album sont les chansons aux titres les plus évocateurs ? "Lilac Wine", "Hallelujah", "Corpus Christi Carol" sont l'empreinte du mysticisme dans la musique de Buckley. Grace n'aurait pas pu avoir de suite. Grace n'est pas un simple épisode. Grace, c'est l'histoire du rock synthétisée, c'est l'aboutissement inespéré à la perfection musicale, c'est l'aiguille dans la botte de foin, celle que certains cherchent encore. Mais on ne cherche pas Buckley, c'est lui qui vous trouve, et qui ensuite vous travaille, sans cesse, à l'intérieur. On termine l'écoute de Grace les yeux grands ouverts, emplis de larmes. "
Voici un autre extrait issu de la même page, d'un avis émis par une personne différente :
"On a souvent dit de Jeff Buckley qu'il était un écorché ; mais il est surtout un musicien passionné dont la fragilité exacerbée transpire à travers chaque note et chaque souffle. Enfin, il serait parjure de parler de Grace sans s'arrêter un instant sur la reprise de L. Cohen "Hallelujah", mystique et totalement habitée, qui finit de conduire le petit Buckley au royaume des génies incandescents. Nous, on n'a pas fini de regretter que cet album soit à jamais sans suite."
Je suis d'accord avec ces commentaires, Grace est un merveilleux album, et l'assemblage posthume Sketches for my Sweetheart the Drunk également. On peut les trouver à prix très doux sur Amazon, E-bay ou Price Minister, des sites de ventes de produits neufs ou d'occasion. Après tout, l'artiste n'a malheureusement pas laissé de petit héritier.
On retrouvera Jeff Buckley sur ce blog à l'occasion de la fête des mères : sa maman l'a profondément inspiré...
peintrefiguratif écrit le samedi 30 mai 2009, A 21:14
tu es dans ta periode bleu
que d'eau on a l'impression d'écouté de la musique sous l'eau ou dans une grotte sous la neige
un peu bizarre cette impression en fermant les yeux
bisous
De la musique sous l'eau ? Tiens, je n'avais pas pensé à cette image.
Quant à la photo, je l'ai choisie pour son puissant symbolisme : un nénuphar tellement éclatant de pureté qu'il semble éclairé de l'intérieur, et surgissant de l'eau.
J'aime bien écouter de la musique en fermant les noenoeils... ;-)) cela me fait entrer dans un état second, voire même carrément troisième, lol.
Gros bisous ma Raymonde
LE DISQUAIRE écrit le dimanche 31 mai 2009, A 00:39
INCROYABLE CHANTEUR, FILS DE TIM BUCKLEY, QUI LUI MÊME, INVENTA UN STYLE.
5 OCTAVES DANS LA VOIX !
C'EST RARE DANS LE MILIEU POP.
PLUS FRÉQUENT DANS CELUI DE L'OPÉRA.
BISOUS
Coucou, le Disquaire !
Merci pour ton comm.
En vérité, le père, bien que fort talentueux, m'est bien moins sympathique que le fils... je sais que ça fait rire parfois mais j'aime bien écouter des gens sympas, na !
On comprend mieux en visionnant l'interview (sous-titrée, ouf) ci-dessous :
http://www.youtube.com/watch?v=J7G6UUd5a7w
à partir de 8'06'', donc vers la fin, où il est question du père Tim : même si on ne maîtrise pas l'anglais, l'intonation de la voix fait vraiment mal à entendre.
Tiens, puisque tu as l'air de connaître les Buckley, j'ai une question à te poser, je file chez toi !
Big bisous
Ces quelques pages ont pour vocation de partager des trucs et astuces pratiques en tous genres sur le plan de la consommation, des gestes verts pour notre planête, des tuyaux pour égayer notre quotidien, bref, tout ce qui peut rendre nos quotidiens plus légers et nos vies plus belles !
Bonne visite, et au plaisir de lire vos commentaires.
Abbounette
(Illustrations : tableau Adrienne Segur ; photo http://fr.123rf.com/photo_709848.html
Musique : "La légende de Saint Nicolas" chanson interprétée par Henri Dès)