"Eole au secours de Morphée", vous vous souvenez ? Sinon clic sur l'image pour revenir aux explications.
Eole ne s'est pas encore invité dans ma chambre. Je dors toujours sans l'appareil de ventilation continue. Toutefois, je dors beaucoup mieux depuis que je surélève nettement la tête de mon lit.
Après plusieurs relances infructueuses tant auprès du prestataire du matériel de ventilation que de l'hôpital où mes enregistrements du sommeil ont eu lieu, j'ai enfin su le fin mot de l'histoire. Une très grosse panne informatique est venue perturber le traitement des enregistrements, et d'ailleurs je vais peut-être devoir me faire réenregistrer, grrrr !
Non que trois jours dans cet hôpital qui ressemble à un château (voir le poisson d'avril sur Bambou) soient désagréables, mais appeler l'infirmier pour qu'il vous débranche chaque fois que vous avez besoin de vous lever...
Ces soucis d'appareillage nocturne m'amènent à vous faire part de l'incroyable expérience que j'ai vécue cette semaine, dans la nuit de mardi à mercredi. Une expérience qui témoigne des trèsgrandes capacités d'adaptation du cerveau humain(si, si, j'en ai un, je le sais maintenant, j'ai vu le tracé de son activité sur les enregistrements de mon sommeil, j'en ai un ! j'en ai un !).
Pour résumer ce qui se passe durant une apnée du sommeil, en gros, au bout de quelques dizaines de secondes, le coeur se met à pomper plus fort pour brasser de l'oxygène malgré l'absence de respiration, et quand l'activité cardiaque ne suffit plus à assurer la survie de l'organisme, le cerveau envoie un message de micro-réveil.
Parfois, une apnée est plus longue, et nécessite non pas un micro-réveil, mais un réveil pour de bon. C'est le cauchemar classique de l'apnéïque du sommeil : on se baigne, on nage sous l'eau, et puis ça se passe mal, on n'arrive plus à remonter, et on retient sa respiration, encore, encore et encore, pour finalement se réveiller dans un état de faiblesse extrême. Tellement faible qu'on a l'impression de devoir produire un très gros effort physique pour reprendre sa respiration.
Varainte : on est dans la foule, entouré de gens plus grands que soi. On se retrouve le visage coincé contre les vêtements d'autres personnes...
Certes, un médecin m'a dit qu'il est impossible de finir ainsi, mais une longue apnée est toujours un expérience traumatisante.
Mardi soir, ou plutôt mercredi matin, je me suis couchée très tard, et j'avais fort sommeil (je le précise car ce n'est pas toujours le cas). Je m'endors un peu n'importe comment, et je rêve que je suis en train de me raffraichir dans un cours d'eau, me laissant emporter par le courant.
Et là, devinez quoi... Je me prends un coup de pied dans le ventre ! Sans violence aucune, mais d'une force incroyable. Du coup, je me vois en train de chahuter avec mon fils, qiu aime les parties de catch, et je crois que c'est son pied qui me presse le ventre, juste au dessus du nombril. Je dis "arrête, tu fais mal, arrêêêête !".
Mais cela ne s'arrête pas. Au contraire, cela s'intensifie. Je me retrouve dans la rivière. Une force invisible me fait mal au ventre, mais m'empêche de dériver, et finalement me sauve. Je me réveille. Ah tiens, ma peau est sêche, mes cheveux aussi. De toute évidence, c'était un rêve.
Mais bien que réveillée, je sens encore le pied pressé sur mon ventre, cela me fait mal. J'allume alors la lumière, et... constate que je m'étais endormie dans une position particulièrement mauvaise pour la respiration. Autrement dit, ce rêve m'a évité une très longue et très pénible apnée. La douleur s'est dissipée peu à peu, j'ai adopté la position latérale de sécurité et me suis réendormie sans autre incident.
Qu'est-ce que cela signifie ? Je n'ai pas encore vu mon médecin depuis cette expérience, mais je crois connaître la réponse.
Maintenant que j'ai vu les tracés de mon sommeil et que je connais le fonctionnement de ma respiration nocturne, mon cerveau a intégré les données nécessaires à sa survie. Puisque je m'étais endormie dans une très mauvaise position, mon cerveau a anticipé l'apnée qui n'allait pas tarder à survenir... et a déclenché une hypercontraction abdominale pour me réveiller ! Preuve en est qu'il a fallu quelques instants, éveillée, pour que mon ventre se relâche.
Je n'en reviens pas, c'est incroyable. Cependant, malgré cette découverte sur la capacité d'adaptation et de survie du cerveau, je ne reconce pas à dormir avec l'appareil de ventilation, cela me semble une précaution utile et peut-être même nécessaire.
Ce que je peux ajouter, c'est que quand on est réveillé par une sensation aussi réelle, qui se prolonge à l'état de veille, on doit faire appel à tout son esprit cartésien pour ne pas échafauder un scénario de film fantastique...
peintrefiguratif écrit le lundi 20 avril 2009, A 09:32
eh bien c'est vraiment traumatisant ces rêve qui deviennent cauchemards à cause de ton problème
tu t'ai réinscrite finalement ou tu vas le recevoir.
bonne journée
bisous
Ces quelques pages ont pour vocation de partager des trucs et astuces pratiques en tous genres sur le plan de la consommation, des gestes verts pour notre planête, des tuyaux pour égayer notre quotidien, bref, tout ce qui peut rendre nos quotidiens plus légers et nos vies plus belles !
Bonne visite, et au plaisir de lire vos commentaires.
Abbounette
(Illustrations : tableau Adrienne Segur ; photo http://fr.123rf.com/photo_709848.html
Musique : "La légende de Saint Nicolas" chanson interprétée par Henri Dès)