Coucou à vous tous, et mille mercis pour vos messages d'amitié. Tiens, Clementia, tu m'as laissé un commentaire mais il n'apparaît pas, c'est un mystère de mongenie.
En guise d'explication, je vais vous coller ci-dessous des extraits d'un message que j'ai envoyé à Raymonde, que je remercie encore pour son soutin chaleureux. C'est une histoire tellement incroyable que j'ai hésité à en parler dans un mail, puis sur ce blog, de peur de passer pour une affabulatrice. Tout d'abord, le contexte. En fait, je suis l'ex-chef de mon chef. Pour être plus claire, un gars a été pendant 6 ans technicien aux services techniques de la mairie où je travaille, tandis que moi-même j'étais adjointe au directeur des services techniques. Le tout sous l'autorité d'un grand chef, appelé le dgs ou directeur général des services. A l'époque, on m'a parfois reproché de faire passer ma vie privée (famille recomposée avec un monsieur père de 4 enfants, aujourd'hui dissoute) avant ma vie professionnelle, mais dans l'ensemble les choses se passaient à peu près bien. La charge de travail était importante, mais somme toute assez routinière : les mêmes choses à régler revenaient tous les ans. Fin 2005, le dgs a pris sa retraite. Il a été remplacé par une directrice, celle avec qui j'ai eu l'entretien un vendredi de septembre. Je la connaissais déjà, parce que j'avais eu des relations professionnelles avec elle alors qu'elle était dgs d'une commune voisine. Or, dès son arrivée, mes ennuis se sont multipliés. J'ai immédiatement perdu ma place d'adjointe au directeur des services techniques, place qui a été donnée au technicien qui faisait partie du service. D'ailleurs, j'avais pas mal de problèmes avec ce technicien, qui cherchait constamment à me court-circuiter ; il ne supportait pas ma place juste au dessus de lui, et j'ai su que mon prédécesseur à mon poste avait aussi des problèmes avec lui. Il préparait un concours d'ingénieur en vue de prendre la place du directeur des services techniques quand il partirait à la retraite. Je ne suis pas ingénieur donc je ne pouvais prétendre à ce poste de toute façon. J'ai su que depuis bien des années, il clamait à qui voulait l'entendre que quand il deviendrait chef des services techniques, il se débarasserait de moi. Manque de chance, il a obtenu son concours d'ingénieur. Donc, en avril 2006, le directeur des services techniques a pris sa retraite, et mon ennemi juré a pris sa place. Depuis, c'est très difficile pour moi. J'ai l'impression que mon nouveau chef me fait tout simplement payer les 6 ans où j'étais au dessus de lui. Tout est bon : accusations sans preuves, rapports bidons fait au maire, et attitude haineuse que je dois supporter du matin au soir. Pour tout arranger, j'ai fait en 2006 une petite dépression liée à ma séparation d'avec mon ex-compagnon, à la maladie grave de mon ex-beau-fils, à mes problèmes avec le rottweiler des voisins, et peut-être aussi un peu à la situation professionnelle que je connais depuis justement avril 2006. En tout cas, on me reproche régulièrement cet arrêt de travail d'une dizaine de semaines, en m'accusant de l'avoir fait exprès (les andouilles ! Cet arrêt est tombé en plein été, période où justement je suis privée de la présence de mon fils, et on prétend que j'ai fait exprès d'être à la maison pendant que mon fils était avec son père...) Et puis, début 2007, mon nouveau chef m'a retiré une bonne partie de ce que je gérais comme travail. Je sais que cela paraît bizarre, mais j'étais à la fois désoeuvrée et débordée : je n'avais plus à gérer la plupart de mes propres dossiers, mais j'étais sans cesse interrompue pour accomplir des tâches très diverses, la plupart n'ayant aucun rapport avec mon poste et ma formation. Plus de cohérence dans mon boulot, et, je dois l'avouer, je me sentais de plus en plus démotivée. Le plus caucasse, c'est que la situation me pompait tellement d'énergie, que je finissais par avoir de mal à gérer ce qui me restait de mes anciennes fonctions. Je travaillais dans le désarroi, et par à-coups.
Fin août, ou bien début septembre 2008, comme vous le savez, ma hiérarchie m'a demandé de remplacer une personne (à temps complet) qui a quitté la mairie cet été) en parallèle avec mes tâches - même allégées, lesdites tâches, plus le remplacement d'un poste à temps complet, cela commence à faire beaucoup. Mais ce n'est pas fini, puisqu'on m'a annoncé que la collègue qui partira en congé de maternité en 2009 ne sera pas remplacée et que je devrai assurer son travail en plus de la charge des deux autres postes. Puis est venu l'entretien du vendredi de septembre 2008. En fait, ma directrice m'a reproché, principalement, d'avoir moins de boulot qu'avant. Oui, je sais bien, je n'y suis pour rien, mais la brave dame n'a rien voulu savoir. Elle veut absolument me faire croire que j'ai tort sur toute la ligne. Mais le plus beau, j'ai eu l'occasion de l'apprendre lors de cet entretien. Elle m'a balancé une histoire assez bizarre. En effet, de 2002 à 2006, j'occupais, en même temps que mon poste d'adjointe au directeur des services techniques, les fonctions de secrétaire du syndicat des eaux. Or, la commune où travaillait à l'époque ma directrice faisait partie du syndicat des eaux. A l'époque, nous nous connaissions à peine, mais elle avait une manie un peu désagréable : elle me téléphonait pour me dire que la façon dont je rédigeais les délibérations du syndicat des eaux ne lui plaisait pas, qu'il y avait des inexactitudes de forme dans certaines formulations, mais bien sûr elle ne me donnait pas la solution (cela aurait été trop facile, voyons !) elle me disait seulement que mes délibérations étaient erronées. Or, ces délibérations, je les avais rédigées selon un modèle trouvé dans les archives du syndicat des eaux, et elles ne choquaient ni le président du syndicat, ni le sous-préfet. Donc, un jour de 2003, j'ai fini par lui dire poliment qu'elle était bien gentille, que je la remerciais pour l'aide (???) qu'elle prétendait m'apporter, mais que la rédaction de mes délibérations c'était mon affaire et pas la sienne ! Eh bien figurez-vous que lors de ce fameux entretien, soit 5 ans plus tard, elle m'a craché le morceau. Elle s'est sentie horriblement vexée que je l'éconduise ainsi, et elle m'en veut encore aujourd'hui pour cet incident. Incident que, de mon côté, j'avais complètement oublié jusqu'à ce qu'elle me le rappelle ce vendredi. Bien sûr, c'est rassurant de savoir qu'on n'a rien de plus sérieux à me reprocher. D'un autre côté, imaginez mon désarroi d'apprendre que depuis trois ans je suis en train de payer une petite blessure d'amour propre qu'aurait ressentie cette dame, alors que nous n'avions, à l'époque, aucun lien hiérarchique entre nous. Je ressens surtout un sentiment d'impuissance. En fait, je ne vois vraiment pas ce que je peux faire pour changer quelque chose au fait qu'elle m'en veut pour une affaire remontant à 2003. Sans compter mon nouveau chef qui n'a pas encore digéré les 6 ans où il était technicien. Toujours est-il qu'en ce moment je suis hyperfliquée, et que ce gens cherchent à me coincer d'une manière ou d'une autre. Ce n'est pas une première, j'ai déjà fait l'objet d'accusations bizarroïdes fin 2006, après mon retour de congé-maladie. Mais à l'époque, j'ai pu tout démonter de A à Z, avec des preuves écrites, du genre photocopies de demandes de travail différentes par rapport à ce qu'on prétendait m'avoir demandé, ou copies de mes propres travaux, etc...
Dans tout ce fratras de joyeusetés, il y a cependant quelque chose de positif. La collègue qui va être en congé maternité et son chef direct ne sont pas du tout d'accord pour que j'assure son boulot pendant son absence. C'est logique : si je n'y arrive pas, ma collègue se retrouve avec une montagne de boulot à rattraper à son retour, et si j'y arrive, eh bien c'est l'existence même de son poste qui est mise en péril. Aussi, ils s'opposent au non-remplacement pendant le congé de maternité.
Voilà, mes amis, je vous remercie pour votre patience si vous m'avez lue jusque là, et vous souhaite la plus excellent des soirées. De mon côté, il me tarde de récupérer mon fiston. Je vous embrasse toutes et tous !
Ah oui, amis bricoleurs, cliquez sur la catégorie "halloween" pour recueillir des idées de déguisements et de recettes... gore ! |