Mes chers amis lecteurs, autant que je vous prévienne tout de suite que rédiger cet article ne me fait pas particulièrement plaisir, et ceci pour deux raisons :
- en général, je préfère que le blog d'Abbounette soit emprunt de gaîté et de bienveillance,
- je risque de passer, d'un point de vue idéologique, pour ce que je ne suis pas aux yeux de ceux qui me connaissent mal.
Mais voilà, comme je subis depuis quelques années d'importantes nuisances de voisinage, je souhaite vous faire part de cette expérience, si cela peut vous éviter de commettre la même erreur lors de l'achat d'un bien immobilier.
Au printemps 2004, j'ai acheté une jolie petite maison minière, située sur le devant d'un terrain de 7 ares, ce qui donne un fort beau jardin, l'emprise de la maison étant peu importante. A quelques dizaines de mètres de la maison, il y a une petite cité de quatre barres. Aussi, durant les 7 jours de délai de rétractation, j'ai mené mon enquête, tournant à maintes reprises dans la cité HLM, et me renseignant auprès de différentes personnes qui connaissaient du monde qui habitait là.
Comme il s'avérait que la cité était bien paisible, fort éloignée des clichés de banlieues, j'ai acheté la maison. Nous y avons vécu très heureux pendant un an, et vous savez que j'ai amoureusement aménagé aussi bien la maison que le préau.
Quelques maisons, entourées de grands jardins, et une rangée de garage séparent mon bien de la cité. Malheureusement, deux de ces maisons ont été vendues en 2005. Pour l'une des maisons, la propriétaire était gravement dépressive depuis son veuvage, et comme elle constatait qu'elle ne trouvait plus l'énergie nécessaire pour soigner le grand terrain et la maison, elle a préféré vendre son bien et emménager en appartement. Les propriétaires de l'autre maison (qui est accolée à la mienne) possèdent un restaurant et des chambres d'hôtes à l'autre bout de la ville ; comme la ville n'est pas touristique, leur activité ne leur rapporte pas suffisamment d'argent pour garder une maison en plus de leur restaurant-chambres d'hôtes. Aussi, ils ont vendu la maison et ont emménagé dans leurs anciennes chambres d'hôtes.
Seulement voila, il semble que la proximité de la cité n'ait pas permis à ces personnes de trouver facilement acquéreur pour leur maison, c'est du moins ce que je suppose. Toujours est-il que ces deux maisons ont été vendues à des personnes fort éloignées culturellement de vous et moi. Dans l'une des maisons, qui a exactement la même surface habitable (environ 100 m²) que la mienne, plusieurs familles se sont entassées. En été, ces gens vivent dehors, ce que je comprends fort bien, et font du vacarme jusqu'à minuit passé, y compris en pleine semaine.
L'autre maison, la plus proche de la mienne, a été investie par un couple détenteur d'un chien de catégorie 2. Certes, le chien n'est pas un gentil petit toutou, mais ce n'est rien à côté de ses maîtres. Ce sont des gens extrèmement agressifs. Je ne peux pas planter un clou chez moi, même en plein après-midi, sans les voir rappliquer avec leur mine patibulaire, et d'ailleurs j'ai déjà déposé une main courante contre eux pour harcèlement. Eux par contre se permettent toutes les nuisances imaginables : terroriser mon petit garçon avec ou sans leur chien, bricoler dès 8 heures le matin (ils ont le droit, certes, mais quand on pense au cinéma qu'ils font si j'accroche un tableau l'après-midi…) et j'en passe. Ce qui est particulièrement pénible en cette saison estivale, c'est que ces gens vivent dans les excréments de leur (très gros) chien et que je profite allégrement du doux fumet de ce qu'ils laissent traîner dans le jardin, à proximité immédiate du mien. Eh oui, parce qu'en plus ils ont installé le QG du chien juste à côté du préau où je déjeune… aussi, je suis obligée de répandre contre la clôture de grandes quantités de poivre pour limiter un peu les dégâts.
Donc voilà, mes amis, il est bon de connaître les limites de ce qu'on appelle la mixité sociale. Si vous visitez un bien immobilier qui se trouve relativement proche d'une cité, je ne peux que vous inviter à la plus grande méfiance. Même si la cité elle-même ne cause aucun souci, elle peut attirer des gens peu recommandables dans votre voisinage immédiat.
Par ailleurs, la cité HLM s'est également dégradée : rien de bien grave, mais beaucoup de mobylettes, ce dont mon fils et moi nous passerions bien. J'ignore par contre ce qui a causé cette dégradation, si une famille moins respectueuse que les autres a été introduite dans une barre et a fait fuir les gens comme vous et moi, par exemple.
Au fait, si quelqu'un ou quelqu'une connaît des trucs et astuces pour éloigner le chien de la clôture mitoyenne, je suis preneur. Le top, ce serait que quelqu'un me fournisse un répulsif à… porcs ! (pour les maîtres du chien qui, de surcroît, ont maintenant un bébé qui vit donc dans ces conditions déplorable de sécurité et d'hygiène).
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