Mes chers amis, c'est un vrai plaisir de vous retrouver, plaisir qui adoucit grandement la douleur de la fin des belles vacances en Bretagne et du départ de mon fiston vers d'autres vacances avec son papa.
Aujourd'hui, pour la rentrée de ce blog, pas d'astuce de bricolage, ni de trouvaille côté bonnes affaires, mais un petit brin de nostalgie. En effet, c'est un 19 août que j'ai connu, en Angleterre, mon amour de jeunesse.
Tout à l'heure, comme il m'arrive de le faire de temps à autre, j'ai effectué des recherches sous Google pour vérifier s'il ne s'est pas créé un blog ou un site où je pourrais lui faire un petit coucou. Ce n'est pas encore le cas à ce jour, mais cela finira bien par arriver. En attendant, laissez-moi raconter cette tendre histoire, pour le cas où l'ado de 1984, devenu quadra comme moi, tombe sur cet article, non pas en recherchant "Abbounette", pseudo dont il ignore l'existence, mais en recherchant "Chicken Run" !
Eh oui, en faisant mes recherches, il y a quelques années, j'ai découvert que mon amour de jeunesse est devenu une célébrité outre-Manche et qu'il a collaboré à la réalisation de ce film d'animation. Lorsque je l'ai rencontré, il entreprenait des études supérieures en art (il venait d'obtenir le "A-level", l'équivalent du bac) et je me réjouis qu'il ait réussi à faire carrière dans son domaine de prédilection. A mon grand dam, sur les nombreux sites qui parlent de Chicken Run et d'un autre film auquel il a participé, je ne trouve aucun espace destiné à écrire à tel ou tel artiste en particulier.
En 1984, j'ai passé mes vacances d'été avec une amie, dans une famille d'accueil à Hove, près de Brighton. Le 18 août, à 21 h 30, nous nous sommes rendues dans notre boîte de nuit préférée, le "Hungry Years", à Brighton, discothèque spécialisée dans le hard rock. C'est là que j'ai croisé le jeune homme à l'entrée, jeans, cheveux bien longs, pull jacquard sur un T-shirt clair. (Wouah ! comme elle est précise, Abbounette ! Dites donc, on dirait qu'elle caresse l'espoir que le monsieur se reconnaisse...) Ah oui ! Il avait pour habitude de porter des chaussettes différentes, assorties aux éléments de sa tenue.
C'est après minuit, donc le 19 août, que trois slows ont été diffusés : "Waiting for a girl like you", "Angie" et je ne me rappelle pas le troisième. Le jeune homme m'a invitée dès le premier. La nuit était douce, nous l'avons passée dehors à Hove, après avoir quitté Brighton en train. Au petit matin, nous avons été surpris par un renard.
L'après-midi suivant, nous nous sommes retrouvés à 14 h, au domicile de la famille d'accueil (ah ! qu'ils sont gonflés, ces jeunes !) pour quatre trop courtes heures. Je l'ai raccompagné jusqu'au coin de sa rue à 18 h.
Nous nous sommes écrits en 1984, puis en 1986, les ados n'étant pas toujours constants dans leurs sentiments, et hélas nous nous sommes perdus de vue. En 1986, il m'a envoyé quatre photos où on le voit réaliser à la craie de très beaux dessins sur le sol d'une place de Brighton.
La suite de l'histoire est plus rocambolesque. En 1988, je me suis introduite dans la secte (ou la minorité religieuse, c'est selon l'appréciation de chacun) à laquelle appartenaient les parents de mon amour de jeunesse, et j'ai même réussi à rencontrer une adepte résidant à Brighton, mais elle ne connaissait ni lui ni ses parents, les membres de cette association cultuelle étant apparemment très nombreux dans cette ville. Le problème, le gros problème dans l'histoire, c'est que j'étais encore bien jeune et influençable en 1988, et qu'il m'a fallu deux ans pour me désembrigader de la secte. Je ne regrette pas trop cette expérience qui fut, somme toute, enrichissante, mais je ne la conseillerais pas pour autant à qui que ce soit. En tout cas, j'en ai conservé quelques pratiques.
En 1989, déjà membre actif dans la même religion que la famille de mon amour, je décidai d'aller faire un saut à Brighton, en tant que touriste, et de participer, comme si de rien n'était, aux réunions du culte. Comme je m'y étais pris un peu tard et qu'il n'y avait plus de place dans les bateaux pour me rendre outre-Manche, je me suis allée en Bretagne, en ayant prévu de loger dans une auberge de jeunesse sur l'Ile de Batz, près de Roscoff où se trouve l'embarcadère en direction de l'Angleterre, jusqu'à ce que je trouve une place dans un bateau.
Et là, devinez un peu ce qui arriva ! J'ai été fascinée, littéralement "scotchée" par la beauté de cette île bretonne, mais alors hallucinée au point d'y rester jusqu'à la fin de mes vacances et de renoncer à d'hypothétiques retrouvailles avec un garçon dont j'ignorais comment il accueillerait mon retour. D'ailleurs, en 1990, j'y ai passé la totalité de mes congés d'été, et j'envisage d'y emmener prochainement mon fiston.
Conclusions :
1) C'est parfois le plus grand des hasards qui nous fait découvrir les plus merveilleux sites.
2) Les voies du Seigneur sont décidément impénétrables !
3) Il semble qu'Abbounette soit légèrement têtue, côté coeur...
J'espère sincèrement, mes amis bloggeurs, ne pas vous avoir trop ennuyés avec ces souvenirs de jeunesse, mais j'ai pris grand plaisir à les évoquer.
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