Eh oui, la collection des Nuls existe déjà, et édite des ouvrages de vulgarisation de modes d'emplois complexes. Je pourrais presque créer la collection des "Très, très nuls" pour expliquer comment échapper aux techniques classiques quand la maison fait des siennes et qu'on ne se sent pas, mais alors pas du tout l'âme d'un bricoleur.
Comme on ne peut mettre que deux illustrations par article, mes explications, qui, sait-on jamais, peuvent servir à d'autres aussi doués en "gros travaux" que moi, s'étalent donc sur 6 articles. Pour faciliter les choses, pour une fois, il faut lire de haut en bas et non de bas en haut.
Tout d'abord, voilà la situation initiale : j'ai un préau, ou terrasse couverte, comme vous préférez, de 6 m x 2 m, surmonté d'un toit en pente douce. De précédents propriétaires avaient mis des plaques d'aggloméré en guise de plafond. Celles-ci se sont mises à gondoler, puis à ne plus tenir l'eau : il pleuvait sous le préau. Parallèlement, le crépi se décomposait en poussière au point que si quelqu'un s'appuyait contre le mur, il se retrouvait tout blanc !
Croyant qu'il suffisait de changer quelques tuiles, j'ai profité de la visite d'un couvreur pour lui montrer le problème. Il m'a dit que les tuiles ne peuvent pas assurer l'étanchéité parce que le toit est en pente trop douce. J'ai commencé à m'intéresser à d'autres modes de couvertures, mais cela s'avérait très difficile à mettre en place, et l'ami qui peut m'aider est surchargé de travail pendant les mois d'été.
En attendant de trouver une idée, j'ai retiré les plaques d'aggloméré. Elles étaient tellement pourries qu'elles se déchiraient comme du carton. J'ai dû mettre un masque de plongée pour protéger mes yeux.
Je voulais aussi recrépir les murs du préau (8 m linéaires de murs d'une hauteur de 2,50 m, soit 20 m2) mais au préalable il fallait retirer le crépi qui partait en plaques par endroits, et en poussières à d'autres endroits. Cela s'est avéré beaucoup trop difficile pour moi, malgré truelle et marteau (dont les coups faisaient tomber des bouts de crépi). Alors, une fois le préau vidé de tout le bazar qui s'y trouvait et le toit débarassé de son plafond pourri, j'ai piqué une idée à un homme politique : j'ai procédé à un nettoyage au moyen d'un jet d'eau puissant pour retirer le plus gros du crépi et des poussières du toit. Le plus difficile a été de nettoyer le sol devenu tout blanc de "jus de crépi", et d'ailleurs, malgré les heures que j'ai consacrées à ce travail, je n'y suis pas tout à fait arrivée.
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